L’utilisation d’aciers de récupération pour la fabrication de couteaux et outils commence par le choix de celui ci.
Utiliser un acier au hasard conduirait à un résultat incertain.
Contrairement à un acier du commerce qui nous est fourni avec une fiche technique contenant ses caractéristiques et ses usages prévus, l’acier de récupération doit être testé afin de déterminer ses utilisations possibles et ses limites.
Les indices dont nous disposons commencent par l’utilisation d’origine de cet acier : ressort, lime, couteau, broyeur…
Le type d’étincelles qu’il produit nous indique approximativement son taux de carbone.
Casser un morceau permet d’observer le grain de celui ci afin de le comparer avec celui obtenu lors de futurs tests de traitements thermiques.
Sa trempabilité à l’eau et à l’huile à différentes températures.
La comparaison de la ductilité du morceau de départ, puis recuit et traité thermiquement permet d’ajuster les différents paramètres selon le résultat escompté.
Les résultats obtenus ne permettent en aucun cas de déterminer quelle nuance d’acier est testée.
Ils nous aiguillent seulement sur le type de production pour lequel le morceau d’acier testé sera utilisable.
Cette batterie de tests permet de définir des généralités selon la destination de l’acier de départ et d’écarter les aciers récupérés qui ne seront pas utilisables.
Elle ne permet pas de considérer chaque ressort ou lime de la même manière, seulement d’orienter la vérification du traitement thermique à effectuer selon l’acier testé.